Quand l'art rencontre le jeu vidéo
Pour la sortie d'Horizon Forbidden West, l'opération #AloyDansLeMétro, imaginée par Brainwash pour Sony, a confié le lancement du jeu à l'art plutôt qu'à l'affiche. SORA a accueilli quatre des huit artistes à Meaux, chacun devant une toile de 4 x 3 mètres à peindre en une semaine.
Une sortie de jeu Sony confiée à l'art
Huit artistes ont été retenus pour interpréter, chacun à sa manière, l'univers d'Horizon Forbidden West sur une œuvre originale. Quatre d'entre eux ont travaillé à Meaux, dans les locaux de SORA : Fleur Blume, Pikanoa, Kan/DMV et Oskunk. Le format était fixé d'avance, 4 x 3 mètres par toile, soit douze mètres carrés à couvrir de dessin puis de peinture. Le délai aussi : une semaine. Rien à voir avec une affiche que l'on cale sur un écran.
Le principe de la campagne tenait en une idée. Pas de visuel tiré des images du jeu : une création picturale originale servirait de support à la communication grand format du lancement. Brainwash a conçu ce dispositif pour Sony sous le nom #AloyDansLeMétro. Une opération de lancement qui sortait délibérément des sentiers battus, où le pinceau remplace le fichier d'impression et où l'art devient le vecteur du message. Un pari singulier pour un éditeur de jeux vidéo.
Pour SORA, la demande sortait de l'ordinaire. L'atelier de Meaux produit d'habitude des visuels imprimés, destinés à une façade ou à un stand. Ici, il s'agissait de mettre un espace et des conditions de travail à la disposition de peintres, puis de suivre leur création avec la même exigence qu'une production grand format. Accueillir la moitié des artistes de l'opération a été vécu comme un honneur autant que comme un chantier à mener.
Comment peindre une toile de 4 x 3 mètres en une semaine ?
Les quatre artistes se sont installés dans les locaux de SORA, au 28 rue Pascal à Meaux, où l'entreprise imprime et pose depuis 2008. L'atelier offrait ce qu'une toile de cette taille réclame : de la surface au sol, et du recul pour juger l'ensemble d'un coup d'œil. Chacun a d'abord dessiné, puis peint, directement sur la toile tendue. Pas de maquette réduite à agrandir ensuite. Le geste se fait à l'échelle finale. Une semaine, quatre toiles, douze mètres carrés chacune.
Un tel format exige deux choses. La maîtrise technique, d'abord : un trait de quatre mètres ne se reprend pas comme sur un carnet, et la matière se gère sur toute la largeur du bras. L'endurance, ensuite. Une semaine de peinture à cette échelle sollicite le corps autant que le regard. Les quatre artistes ont tenu le rythme sur la semaine entière et livré quatre toiles achevées, prêtes à quitter Meaux.
Ce suivi rejoint le cœur du métier. L'affichage grand format, c'est la transposition d'une œuvre en support d'exposition robuste, fidèle au coup de pinceau et adapté à l'espace public. Qu'il s'agisse d'un visuel de marque ou d'une peinture, la question reste la même : comment porter une image à sa plus haute qualité de réalisation, quel que soit le support ? SORA a appliqué aux toiles la même exigence qu'à ses propres productions, et suivi la création jusqu'au bout.
Comment une station de métro devient-elle une galerie d'art éphémère ?
Une fois les œuvres achevées, restait l'étape la plus spectaculaire : leur installation dans l'espace public. Le métro est un environnement exigeant pour une image. Les voyageurs passent chaque jour devant les parois, à quelques centimètres, sans ralentir. Une toile peinte ne s'accroche pas là comme dans un salon. L'œuvre doit être transposée sur un support capable de tenir dans ces conditions, sans rien perdre du trait ni de la couleur d'origine.
Une galerie d'art éphémère désigne un lieu de passage quotidien transformé, le temps d'une opération, en espace d'exposition. Le principe n'avait jamais été tenté dans ce format. Les œuvres originales, sensibles par nature, ont été reproduites en supports fidèles et robustes, adaptés aux contraintes des stations. Leurs parois sont devenues des cimaises le temps de l'opération. L'exposition n'exigeait aucun détour. Le voyageur pressé n'entrait pas dans une galerie d'art : la galerie venait à lui.
C'est sur ce terrain que la communication visuelle grand format trouve son sens. Transposer une peinture unique en support d'exposition, c'est accepter deux fidélités à la fois : au geste de l'artiste, dont chaque coup de pinceau doit rester lisible, et au lieu, qui impose sa robustesse. Une image qui tient dans un métro tient partout. L'opération a démontré que le grand format pouvait servir un propos artistique sans le trahir, à hauteur de passant.
Paris, Marseille, Lille : trois stations en exposition
Trois stations de métro ont endossé le rôle d'exposant : Saint-Lazare à Paris, Rond-Point du Prado à Marseille et Lille Flandre à Lille. Chacune a reçu les œuvres le temps de l'opération. À Paris, la mesure d'audience a enregistré 21 954 418 contacts visuels en quinze jours, pour cette seule station. Le chiffre, mesuré sur la période d'affichage, confirme la pertinence du dispositif imaginé pour Sony. Une première dans ce format, qui a transformé des lieux de passage en galeries à ciel ouvert.
Ce résultat dit quelque chose du grand format lui-même. Une peinture de douze mètres carrés dans une station ne se consulte pas, elle s'impose au passant qui n'a rien demandé. Mise au service d'un vrai propos artistique, la surface cesse d'être un simple emplacement publicitaire. Sony a obtenu une campagne de lancement pour Horizon Forbidden West. Les artistes ont obtenu une exposition dans trois villes, devant un public qui ne fréquente pas forcément les galeries.
Pour l'équipe de SORA, l'opération reste d'abord une semaine passée avec quatre jeunes talents dans l'atelier de Meaux. Humilité, bienveillance, énergie : ces trois mots reviennent quand on en parle rue Pascal. Ils ont nourri la collaboration du premier coup de pinceau jusqu'à l'affichage final. Une expérience sensorielle autant qu'humaine, qui a laissé des traces au-delà de la performance mesurée. De quoi ouvrir de beaux horizons, à l'image du jeu que l'opération célébrait.
Le résultat a confirmé la pertinence du dispositif : 21 954 418 contacts visuels enregistrés pour la seule station parisienne, en quinze jours. Un chiffre qui témoigne de la puissance du grand format mis au service d'un vrai propos artistique.Bilan client de l'opération #AloyDansLeMétro
01 84 60 30 90


