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Effet or en impression numérique : tout part de l'encre silver

CatégorieMatériauxLecture7 min de lecturePubliéAoût 2026
Comptoir d'accueil habillé d'un décor doré

L'effet or en impression numérique ne sort pas d'une cartouche or, qui n'existe pas en grand format éco-solvant : on imprime une sous-couche d'encre silver, puis du jaune et de l'orange par-dessus, et cette surimpression donne la nuance or. Atelier SORA à Meaux, machine Epson SureColor S80600 dix couleurs avec cartouche silver, pour vitrophanie dorée et décoration d'espaces en Seine-et-Marne et en Île-de-France.

Effet or en impression numérique : ce que fait vraiment l'encre silver

Définition courte, celle qu'on donne au téléphone quand une agence appelle l'atelier. L'effet or en impression numérique grand format est un rendu doré obtenu par superposition : une couche d'encre argent métallique (silver) est déposée d'abord, les couleurs sont imprimées par-dessus, et le jaune filtré par l'argent produit un or. Il n'y a pas d'encre or dans la machine. Il n'y en a jamais eu.

L'encre silver est chargée en particules métalliques réfléchissantes en suspension dans la solution, selon la description qu'en donne Roland. Ce sont ces particules qui renvoient la lumière, et la couleur imprimée au-dessus ne fait que teinter le miroir. Le principe se retrouve chez plusieurs fabricants : Mimaki décrit lui aussi la superposition d'une encre de couleur sur l'encre métallique comme le moyen d'obtenir des effets métalliques en couleur.

Chez SORA, la machine est une Epson SureColor S80600, encres UltraChrome GS3. Onze teintes existent au catalogue de la gamme : noir, noir clair, cyan, cyan clair, magenta, magenta clair, jaune, rouge, orange, blanc et argent métallique. Onze teintes, dix emplacements. Le blanc et l'argent métallique se partagent le dixième canal, donc on travaille en mode blanc et en mode silver, les deux le même jour sur nos machines.

Le passage en mode dix couleurs avec cartouche silver débloque le canal métallique dans le RIP, au niveau des tables de conversion internes. Le logiciel cesse de voir une couleur nommée et voit une couche technique à piloter. On construit alors ses propres bibliothèques de teintes métalliques, et c'est là que se fabrique une nuance or maison plutôt qu'un doré générique.

1440 × 1440 dpiRésolution maximale de la SureColor S80600 — Epson
4,2 plTaille de goutte minimale, tête MicroPiezo TFP — Epson
10e canalEmplacement partagé entre encre blanche et argent métallique — Epson
500 mlPoche d'encre métallique, contre 1 500 ml par couleur — Epson Europe

Pourquoi le CMJN seul ne peut pas imprimer d'or

La démonstration tient en un code hexadécimal. Prenez l'or métallique de référence en nuancier, le Pantone 871 C, et demandez sa conversion en quadrichromie : 0 % de cyan, 12 % de magenta, 41 % de jaune, 48 % de noir. En RVB, 133-117-78. En hexadécimal, #85754E. Regardez cette couleur sur un écran : un brun-kaki mat. Rien d'un or.

L'explication est physique, pas colorimétrique. Le CMJN restitue une teinte, pas une réflexion spéculaire. L'or n'est pas une couleur, c'est un comportement de surface : la lumière frappe le métal et repart dans une direction privilégiée, ce qui crée le contraste mobile quand on bouge la tête devant le panneau. Aucun mélange de quatre encres transparentes sur fond blanc ne produit ce comportement. Les tables de conversion le disent elles-mêmes : une équivalence exacte entre référence Pantone et quadrichromie n'est pas à attendre, les deux systèmes n'ayant pas été conçus pour le même usage.

D'où ce que nous répétons aux graphistes qui nous envoient leurs fichiers. Un logo doré exporté en CMJN arrivera en kaki. Il faut une couche métallique déclarée, ou rien. On ne rattrape pas un or absent au calage.

L'or, c'est du jaune imprimé sur de l'encre métallique. Tout le reste du métier tient dans le réglage de ce jaune.

Quelle nuance d'or obtient-on, et comment on la règle

Il n'y a pas un or, il y en a une famille. Sur les bandes d'essai sorties avant chaque chantier doré, trois directions reviennent. L'or clair, presque citronné, jaune seul à taux modéré sur silver plein. L'or jaune classique, le doré de vitrine, jaune poussé et une pointe d'orange. L'or cuivré enfin, plus chaud, où l'orange monte et où quelques pour cent de magenta font basculer la nuance or vers le rosé.

Deux réglages commandent le résultat. La linéarisation de la couche métallique décide de la quantité d'argent déposée, donc de l'intensité du miroir : un silver sous-dosé donne un or terne, un silver saturé donne un or dur qui vire au blanc sous certains angles. Le taux d'encre couleur au-dessus fait le reste. Cinq points de jaune en plus, et la teinte dorée se déplace visiblement.

Troisième variable, souvent oubliée : l'ordre des couches. Métal dessous, couleur dessus. Cette séquence se définit explicitement dans le RIP, elle ne se devine pas. Inversée, l'argent recouvre la couleur et le panneau ressort gris.

Le rendu dépend aussi du support et de la lumière du lieu. Un or validé à l'atelier sous néon n'est pas le même or sur une vitrine plein sud à Chelles ou sous les spots chauds d'un showroom de Marne-la-Vallée. Nous envoyons donc une bande imprimée par courrier, ou nous la posons sur place avant validation. Un or métallique ne se juge pas sur écran : l'écran est rétroéclairé, l'or est réfléchissant.

Vitrophanie dorée sur mesure : le chantier type en Seine-et-Marne et à Paris

La demande la plus fréquente sur ce champ, c'est la vitrophanie dorée. Un commerce, un cabinet veut son nom en doré sur la vitre. Deux routes. Le film adhésif or prêt à poser, mono-teinte, à découper : les gammes du marché existent en argent et en or, avec différentes structures de surface, autour de 0,08 mm d'épaisseur, données pour sept ans en exposition verticale extérieure sous climat normal d'Europe centrale. Fiable, rapide, et c'est l'or unique du rouleau.

L'autre route est l'or imprimé. La nuance or se choisit, les dégradés deviennent possibles, une photo passe en doré, un motif complexe se remplit sans découpe. Un liseré or clair qui vire au cuivré sur la hauteur de la vitre : impossible en film standard, direct en impression métallisée grand format. C'est le différenciant réel de l'or numérique, produit dans l'atelier de Meaux, à 40 minutes de Paris par l'A4.

Les autres applications suivent la même logique. Décoration d'espaces : cloisons vitrées de bureaux, panneaux de hall, habillage de comptoir. Événementiel et PLV : totems, stands, présentoirs où le doré attire le regard sous éclairage dirigé. Façade et enseigne : caissons, lettrages, panneaux composites. Sur les chantiers de commerces équipés entre Coulommiers, Meaux et l'est parisien, l'or imprimé sert le plus souvent à un lettrage de vitrine posé côté intérieur, avec un fond de vitrophanie dépolie autour.

Or numériqueNuance sur mesure, dégradés, formes libres, laize jusqu'à 64 pouces
Film or standardTeinte unique du rouleau, 0,08 mm, 7 ans en extérieur vertical — ORAFOL
Dorure à la feuilleFeuilles de 0,1 à 0,8 µm, carrés de 80 à 93 mm, or 24 carats, pose manuelle
2008Année de création de SORA, communication visuelle grand format à Meaux

La dorure à la feuille reste la référence historique du doré, métier d'art à part entière : nous la citons comme repère, pas comme prestation. Notre or sort d'une machine, il se pilote au pourcentage, et il se refait à l'identique dans six mois si une deuxième vitrine s'ouvre à Paris.

Préparer son fichier, et ce que l'or tient dans le temps

La couche métallique se déclare dans le fichier, elle ne se déduit pas de l'aspect visuel. La pratique standard du métier isole la zone à métalliser sous forme d'un ton direct nommé, littéralement « silver », déclaré en couleur d'accompagnement et en aplat à 100 %. Cette couleur de repérage n'apparaît pas à l'impression : elle sert d'instruction, la machine lit la zone et y dépose l'argent, que les couleurs viennent ensuite habiller.

Les consignes de gabarit couramment appliquées sont serrées, et pour une raison mécanique : un trait trop fin ne laisse pas assez de surface au miroir pour se voir. Épaisseur de trait minimale 3 pt, soit 1,06 mm. Corps de texte minimal 14 pt. Écart minimal de 3 pt entre deux éléments métallisés. En dessous, l'or existe dans le fichier mais pas sur la vitre.

Reste la durée de vie, question posée par tous les gérants. Elle dépend du trio encre, support, lamination, et surtout de l'exposition. Une vitrophanie dorée posée côté intérieur de vitre est protégée de la pluie, du gel et des frottements : le film ne subit plus que le rayonnement à travers le verre, et sa tenue s'allonge nettement par rapport à une pose extérieure. Le laminat de finition protège l'or des rayures. Pour les films décoratifs de vitrine du marché, l'ordre de grandeur annoncé en exposition verticale extérieure sous climat d'Europe centrale est de sept ans. Nous qualifions la durée au cas par cas, exposition et orientation en main.

Côté production, l'attente reste courte : la lamination est possible le jour même, après six heures de séchage selon les préconisations Epson. Un lettrage doré validé le matin part en pose le lendemain.

FAQ

Comment obtient-on un effet or en impression numérique ? Il n'existe pas de cartouche or en grand format éco-solvant : on imprime du jaune, et de l'orange pour réchauffer la teinte, par-dessus une couche d'encre argent métallique, et cette surimpression donne l'or.

Pourquoi le CMJN ne suffit-il pas ? Parce qu'il restitue une couleur et non une réflexion : converti en quadrichromie, l'or Pantone 871 C donne 0 % de cyan, 12 % de magenta, 41 % de jaune et 48 % de noir, soit le brun-kaki mat #85754E, qui ne renvoie aucune lumière.

Qu'est-ce qu'une sous-couche silver ? Une couche d'encre argent métallique imprimée sous les couleurs, pilotée par un canal dédié dans le RIP, et déclarée dans le fichier comme un ton direct nommé « silver » en aplat à 100 %.

Peut-on choisir la nuance d'or ? Oui, c'est l'intérêt de l'or imprimé face au film or standard : en jouant sur le taux de jaune, d'orange et de magenta au-dessus du silver, on obtient un or clair, un or jaune de vitrine, un or cuivré ou un or rosé, dégradés compris.

Une vitrophanie dorée imprimée tient-elle en vitrine ? Oui, la pose côté intérieur met le film à l'abri des intempéries et allonge sa durée de vie, les films décoratifs de vitrine du marché étant donnés autour de sept ans en exposition verticale extérieure ; SORA qualifie la durée selon l'exposition réelle de chaque vitrine.

Où faire imprimer un effet or en Île-de-France ? L'atelier SORA est à Meaux, en Seine-et-Marne, à 40 minutes de Paris, avec impression métallisée grand format et pose sur Meaux, Marne-la-Vallée, Chelles, Coulommiers et l'ensemble de l'Île-de-France ; l'entreprise produit de la communication visuelle depuis 2008, et un échantillon imprimé est envoyé avant validation.

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