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Classement feu M1 : ce que la réglementation exige vraiment de vos supports imprimés

CatégorieRéglementationLecture7 min de lecturePubliéAoût 2026
IMG 2377, réalisation SORA

Le classement feu M1 désigne un matériau combustible mais non inflammable, deuxième échelon d'une échelle française qui va de M0, incombustible, à M4, facilement inflammable. C'est le niveau demandé pour la plupart des supports de communication visuelle posés en établissement recevant du public : bâches, panneaux flottants, vélums. Ce guide reprend les textes, les seuils, la correspondance avec les Euroclasses et la preuve à présenter.

Réaction au feu ou résistance au feu : deux notions à ne pas confondre

Définition en quarante mots. Le classement feu M1 est une catégorie française de réaction au feu, applicable aux matériaux d'aménagement selon la norme NF P 92-507. Elle désigne un produit combustible mais non inflammable. Elle se prouve par un procès-verbal d'essai, jamais par une mention sur un devis.

Deux mots proches, deux exigences qui n'ont rien à voir. La réaction au feu décrit ce qu'un matériau apporte lui-même à l'incendie : la vitesse à laquelle il s'enflamme, la façon dont il propage la flamme, les fumées qu'il dégage. La résistance au feu mesure une durée, celle pendant laquelle une porte, un plancher ou une cloison continue de remplir son rôle. Une bâche imprimée ne résiste pas au feu. Elle y réagit, et c'est cette réaction que le classement M chiffre.

La distinction a une conséquence directe le jour d'une visite de commission de sécurité. Personne ne demandera à un adhésif de vitrine de tenir trente minutes sous flamme. On demandera son classement de réaction au feu et le document qui l'atteste. Un vélum tendu sous le plafond d'un hall, une toile suspendue au-dessus d'une allée, un panneau accroché à deux mètres du sol relèvent tous de la même famille réglementaire : celle des matériaux d'aménagement.

Cette famille est distincte des produits de construction. L'arrêté du 21 novembre 2002 sépare les deux dès son article 1er : les produits de construction basculent vers les Euroclasses européennes, les matériaux d'aménagement restent dans les catégories M. Un support imprimé, quelle que soit sa taille, appartient à la seconde colonne.

L'échelle M0 à M4 : ce que dit chaque niveau

L'échelle française compte cinq catégories, plus une mention réservée aux produits non testés. Elle se lit du plus sûr au moins sûr. Chaque échelon traduit un comportement observé en laboratoire, pas une appréciation commerciale.

M0Produit incombustible : il n'alimente pas l'incendie (verre, acier, plâtre nu)
M1Produit combustible mais non inflammable : il ne s'enflamme pas spontanément
M2Produit difficilement inflammable
M3Produit moyennement inflammable
M4Produit facilement inflammable
NCProduit non soumis à essai : aucun classement opposable

M1 est le niveau qui revient dans presque tous les cahiers des charges de communication visuelle. Il n'interdit pas la combustion, il interdit l'inflammation facile. Un support M1 approché d'une flamme ne prend pas feu et ne propage pas. La mention NC, elle, vaut refus dans un établissement recevant du public : un matériau non testé est un matériau sans réponse.

Le classement s'obtient par essai normalisé. Pour les matériaux souples, la référence est l'essai au brûleur électrique de la norme NF P 92-503, dont l'intitulé officiel parle de sécurité contre l'incendie, bâtiment, essais de réaction au feu des matériaux. Bâches, toiles tendues et films adhésifs passent par cet essai. L'essai à l'épiradiateur, norme NF P 92-501, couvre d'autres familles de matériaux. Le classement final est prononcé selon la norme NF P 92-507.

Une conséquence tenace sur le terrain : le classement porte sur le complexe fini, pas sur l'idée du matériau. Une toile M1 surimprimée avec une encre non prévue au procès-verbal, contrecollée, vernie ou doublée peut sortir du domaine couvert. Le classement suit le support tel qu'il a été testé, encre comprise.

M et Euroclasses : la double lecture depuis l'arrêté du 21 novembre 2002

L'arrêté du 21 novembre 2002 organise la cohabitation des deux systèmes, et il vaut la peine d'être ouvert. Son article 2 renvoie les produits de construction à l'annexe 1, celle des Euroclasses A1, A2, B, C, D, E et F. Son article 3 renvoie les matériaux d'aménagement à l'annexe 2, celle des cinq catégories M.

Les Euroclasses se lisent avec deux suffixes. Les indices s1, s2 et s3 mesurent l'opacité des fumées dégagées, du plus discret au plus dense. Les indices d0, d1 et d2 concernent les gouttelettes et débris enflammés, d1 correspondant à l'absence de gouttes persistant plus de dix secondes. Une lettre seule ne veut rien dire. C'est la combinaison qui décide.

A1 = M0Incombustible
A2-s1 d0 = M0Fumées les plus faibles, aucune gouttelette enflammée
A2-s1 d1 = M1Équivalence directe du niveau attendu sur les supports d'aménagement
B à D = M2 ou M3Selon la combinaison de fumées et de gouttelettes
E et F = M4F étant l'équivalent européen de la mention NC

L'annexe 4 du même arrêté fixe ce tableau de correspondance, l'annexe 3 prévoyant encore des classements conventionnels attribués sans essai à des produits dont le comportement est bien documenté. Pour un support de communication visuelle, ce cas de figure reste rare. La règle utile tient en une ligne : quand un fournisseur annonce une Euroclasse là où le maître d'ouvrage attend un M, demander la correspondance par écrit avant la pose, pas après.

Où le M1 est exigé en établissement recevant du public, et comment le prouver

Le règlement de sécurité des établissements recevant du public fixe des seuils chiffrés. Dans les locaux de plus de 50 m² et dans les dégagements, les éléments de décoration ou d'habillage flottants doivent être en catégorie M1 au-delà d'une surface unitaire de 0,50 mètre carré.

« Les éléments de décoration ou d'habillage flottants, tels que panneaux publicitaires flottants de surface supérieure à 0,50 mètre carré, guirlandes » doivent être en matériaux de catégorie M1. Article AM 10 du règlement de sécurité contre l'incendie des ERP.

Le même article traite les vélums, ces toiles tendues sous plafond : lorsqu'ils sont autorisés, ils doivent être en matériaux de catégorie M1, avec des systèmes d'accrochage assez nombreux ou des armatures assez résistantes pour éviter leur chute. L'article AM 9 ajoute un seuil de surface pour la décoration en relief sur parois verticales, à classer C-s3, d0 ou M2 dès que la surface globale projetée dépasse 20 % de la paroi.

Reste la preuve, et elle est unique. Un classement s'atteste par un procès-verbal de classement délivré par un laboratoire agréé par la Direction de la sécurité civile. Ce document se conserve, se transmet à l'exploitant et se présente à la commission de sécurité. Sans marquage CE, sa validité est de cinq ans à compter de la date d'émission.

0,50 m²Surface unitaire au-delà de laquelle un panneau flottant doit être M1
50 m²Taille de local à partir de laquelle l'exigence s'applique, dégagements compris
20 %Part de paroi verticale au-delà de laquelle la décoration en relief doit être C-s3, d0 ou M2
5 ansValidité d'un procès-verbal sans marquage CE, à compter de sa date d'émission

Un procès-verbal périmé se comporte exactement comme un procès-verbal absent le jour de la visite. Avant un salon ou une ouverture, quatre vérifications suffisent : la date d'émission, le nom du laboratoire, la référence exacte du support testé, et le fait que cette référence soit bien celle qui a été imprimée.

Supports classés feu : l'atelier de Meaux et les poses en Île-de-France

L'atelier est à Meaux, en Seine-et-Marne, à quarante minutes de Paris par l'A4 et une trentaine en train. Depuis 2008, SORA imprime et pose des supports grand format pour des commerces, des collectivités et des exploitants d'établissements recevant du public d'Île-de-France. La proximité change surtout une chose : quand une commission réclame un document ou le remplacement d'une toile, l'équipe est sur place dans la journée.

Un exemple de chantier : un vélum imprimé pour une galerie commerciale du secteur de Marne-la-Vallée, posé de nuit, procès-verbal M1 remis à l'exploitant avant l'ouverture des boutiques. Autre configuration récurrente, la signalétique de stand pour les salons du côté de Roissy-en-France, où le classement des panneaux flottants est contrôlé au montage, devant le monteur, avec le document en main.

Le rayon d'intervention couvre Meaux, Chelles, Coulommiers, Melun, le Val d'Europe à Serris et Paris intra-muros. Impression grand format, vitrophanie, décoration d'espaces, aménagement événementiel : chaque support part avec sa fiche matière, et avec son procès-verbal de classement dès que la réglementation l'exige. Les matières classées M1 proviennent de fabricants identifiés, références et lots traçables.

Un devis se prépare mieux avec trois informations : la nature du lieu (établissement recevant du public, salon, vitrine), la surface unitaire de chaque élément, la présence ou non d'un vélum. La page Contact suffit à lancer l'étude, plans ou photos à l'appui.

FAQ

Que signifie exactement le classement feu M1 et en quoi diffère-t-il de M0, M2, M3 et M4 ? M1 désigne un produit combustible mais non inflammable, sur une échelle française qui va de M0, incombustible, à M4, facilement inflammable, avec la mention NC pour un produit non testé. M2 est difficilement inflammable, M3 moyennement inflammable.

Quel texte encadre aujourd'hui la réaction au feu en France ? L'arrêté du 21 novembre 2002 : ses articles 2 et 3 classent les produits de construction selon les Euroclasses de la norme NF EN 13501-1, et les matériaux d'aménagement selon les catégories M0 à M4 de la norme NF P 92-507. La plupart des supports imprimés relèvent de la seconde catégorie.

Quels supports de communication visuelle doivent être classés M1 dans un ERP ? Les éléments de décoration ou d'habillage flottants, dont les panneaux publicitaires flottants de plus de 0,50 mètre carré et les guirlandes, dans les locaux de plus de 50 m² et les dégagements, ainsi que les vélums lorsqu'ils sont autorisés.

Comment prouver le classement M1 d'une bâche, et pendant combien de temps la preuve tient-elle ? Par un procès-verbal de classement délivré par un laboratoire agréé par la Direction de la sécurité civile, à conserver et à présenter à la commission de sécurité. Sans marquage CE, ce procès-verbal est valable cinq ans à partir de sa date d'émission.

Une toile classée A2-s1 d1 est-elle acceptable quand le cahier des charges demande du M1 ? Oui : le tableau de correspondance de l'arrêté du 21 novembre 2002 fait équivaloir A2-s1 d1 à M1, mais la correspondance doit apparaître noir sur blanc dans le dossier remis à l'exploitant, avec le procès-verbal correspondant.

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